Frontalier : comment choisir son conseiller en gestion de patrimoine
Fiscalité qui dépend du canton, prévoyance suisse, retraite dans deux pays : les points à vérifier pour choisir un conseiller qui connaît vraiment la situation des frontaliers.

Vivre en France et travailler en Suisse, c'est combiner deux systèmes fiscaux, deux régimes de retraite et des règles de prévoyance que peu de conseillers maîtrisent. Le choix du conseiller compte donc davantage que pour un salarié qui travaille en France.
Conseillers en gestion de patrimoine pour frontaliers : les mieux notées
Note sur 20, cinq critères notés de 0 à 4. 10 entreprises évaluées.
Vérifier d'abord le statut
Pour conseiller sur des placements, un conseiller doit être conseiller en investissements financiers (CIF), immatriculé à l'ORIAS et adhérent d'une association agréée par l'AMF. L'immatriculation se vérifie gratuitement sur orias.fr. Pour l'assurance vie, il doit aussi être immatriculé comme intermédiaire en assurance.
Une fiscalité qui dépend du canton de travail
Les frontaliers qui travaillent à Genève sont imposés à la source en Suisse. Ceux qui travaillent dans les cantons couverts par l'accord fiscal de 1983 (Berne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Vaud, Valais, Neuchâtel et Jura) sont en principe imposés en France. Un conseiller spécialisé commence toujours par cette question.
La prévoyance suisse
Le 2e pilier (prévoyance professionnelle) et le 3e pilier soulèvent des questions propres aux frontaliers : rachats, retrait en rente ou en capital, fiscalité du retrait selon le pays de résidence. Demandez au conseiller comment il traite ces sujets et sur quels textes il s'appuie.
Les questions à poser au premier rendez-vous
- Combien de clients frontaliers suivez-vous ?
- Comment êtes-vous rémunéré : honoraires, rétrocessions ou les deux ?
- Quels documents allez-vous me remettre (document d'entrée en relation, lettre de mission, rapport écrit) ?
- Comment traitez-vous ma fiscalité selon mon canton de travail ?
Les signaux d'alerte
Une promesse de rendement, une solution unique proposée avant d'avoir étudié votre situation, ou l'absence de document écrit sont des raisons de ne pas signer.
Article de la rédaction, sans contrepartie financière. Notre méthode · Signaler une erreur


